La Maison aux Esprits

d'Isabel Allende

Michael Batz Michael Batz

NOTES D'INTENTIONS, D'ADAPTATION ET DE MISE EN SCÈNE

L'adaptation de « La maison aux esprits » a été conçue au tout début avec la production, en ayant toujours la scène en tête, et ce travail a continué pendant les répétitions et les représentations. Ce ne sera jamais un texte figé, mais une création passionnée s'appuyant sur une respiration vivante, incapable d'exister sans tout le concept qui la soutient, sans la scène, la musique, les lumières et toutes les expressions visuelles et physiques.

Quand on lit l'adaptation, on doit avoir conscience que c'est impossible que seul le texte capture tout convenablement. Les directions scéniques dans la pièce donnent une image incomplète, plutôt sèche et squelettique. Elles ne peuvent pas donner la coordination de l'image et musique et jeu et lumières qui est essentielle au succès du projet. En retournant au texte après les premières représentations, j'ai été très conscient de ces insuffisances ; c'est comme retourner à un scénario après avoir fait le film.

C'est important de lire les articles de journaux sur la pièce pour avoir une idée de l'impact, de la saveur et du goût de tout le spectacle. Les critiques ainsi que ces notes vous aideront à approcher la lecture de ce texte. Enfin, pour que vous puissiez réaliser ce qu'était et ce que sera La Maison aux esprits sur scène, il faut laisser votre imagination aller.

La pièce de La maison aux esprits comme le roman parle de mémoire, de la nécessité de se souvenir. Comme Isabel le dit : « C'est un livre qui parle de préserver la mémoire, pas seulement celle de la famille Trueba, mais aussi celle de tout le pays. » Ainsi : la mémoire des personnages et du peuple du Chili. La conscience de comment le passé façonne le présent. Et il y a tant de mémoires et de souvenirs.

Surtout, c'est une histoire faite de pleins de petites histoires (et de la grande Histoire) et raconter des histoires est l'attraction, la puissance et le charme de la version scénique. Il donne à la pièce et au roman son caractère fort.

L'adaptation se doit donc de préserver cet art de conter. Mais cet élément narratif n'est pas seulement important, il aide beaucoup : étant donné la gamme du livre (plus de 3 générations et de 70 ans d'histoire), il aide à « carry us hère and there, jumping o'er times » (« nous transporter ici et là, sautant à travers les âges »), comme le chœur de Shakespeare le fait dans Henry V. D'où l'utilisation, dans notre adaptation, de l'élément narratif et des narrateurs.

'Narrateurs' et 'Esprits'

II y a deux sortes de 'narrateurs'.

Tout d'abord, il y aies deux premiers narrateurs du livre : Alba et Esteban. Nous avons décidé de les garder tous les deux. La mémoire d'Alba ouvre et ferme la pièce et elle est le principal intermédiaire entre l'histoire et le public. Plus tard, à des moments particuliers, Esteban fournit son point de vue (différent) sous forme de soliloque (comme avec toute les mémoires, elles se superposent parfois mais ne sont jamais d'accord.)

Les monologues d'Esteban sont aussi des finesses psychologiques de son caractère et demandent une virtuosité de jeu à l'acteur concerné.

Alba est la principale 'narratrice' : toute la pièce se déroule dans son esprit, sa mémoire quand elle est enfermée dans la cage par ses tortionnaires et proche de la mort. La pièce est son histoire, mais celle-ci inclut les histoires de tant d'autres.

Ce qui introduit le deuxième élément narratif : toutes les autres mémoires et histoires (la voix du peuple et les voix des autres personnages). Alba et Esteban regardent du présent vers le passé ; tous les autres personnages viennent du passé et affectent le présent et le futur. Ainsi nous avons décidé de donner cet « art de conter » aux personnages qui sont déjà morts dans l'histoire, créant le sentiment que leurs « fantômes » sont encore très présents, affectant les vivants même si ceux-ci ne les remarquent pas.

Ce sont les « esprits » de La maison aux esprits. Ils ressemblent toujours à ce qu'ils étaient quand ils étaient vivants, portant les mêmes costumes, et à la toute fin de la pièce, ils sont tous ensemble sur la scène, habillés avec des vêtements des différentes périodes de l'histoire, lis nous racontent l'histoire de la pièce, avec toute l'ironie dramatique possible et la « voix de l'auteur ».

Aussi souvent que possible, la production fera le point en choisissant quel est P esprit/narrateur le mieux pour tel ou tel moment. Et il y a des moments où le passé et le présent semblent presque imbriqués, mais seule Clara est consciente de cela.

Dans le texte, ces passages de narration par des différents 'fantômes' sont toujours annoncés par NARRATEUR, suivi par l'indication de quel esprit dit ces lignes. Quelquefois plusieurs noms sont mentionnés (comme Narrateur (Rosa, Marcos, Ferula) par exemple). Cela signifie que le texte qui suit sera divisé entre ceux mentionnés, même si le script ne spécifie pas précisément comment. (Le principal étant que le texte coule le plus doucement.)

C'est important de noter qu'il n'y a jamais de narration statique ; elle arrive toujours au cours d'une action, rendant toujours aisé et n'interrompant jamais le flux. La narration se superpose ou commente quelque chose de visuel, un événement physique sur scène et elle est presque toujours superposée avec de la musique.

Le flux de l'action

Par l'écriture et la mise en scène, nous visons délibérément une fluidité cinématique, plus que d'obéir aux règles conventionnelles du théâtre (nous casserons la plupart de celles que nous trouverons). Ainsi, à la place d'un développement lent et progressif d'une « pièce bien faite », nous aurons une succession de scènes filmiques faites de moments et d'images, parfois superposées avec des images et des actions simultanées, parfois se coupant brutalement l'une l'autre.

Ce sera réalisé avec l'aide de la musique, de la lumière, de la présence de l'acteur et la scène sur laquelle se trouveront plusieurs décors. Ce doit être l'impulsion constante du spectacle, ainsi le passage d'un lieu d'action à l'autre ne dure qu'un instant.

Musique

La musique est de première importance dans la pièce. C'était un des aspects les plus excitants de la production originale.

La musique de La maison aux esprits met en évidence la narration et les dialogues. Dans ce sens, elle est très proche de la musique de film.

Elle permet les transitions d'humeur, de Heu et de temps.

J'ai évidemment choisi la musique latino américaine, plus précisément la musique chilienne. Avec une préférence pour les instruments singuliers du Chili.

Plus que tout la musique est en live, jouée par quatre musiciens. Elle est composée des magnifiques chansons de Violeta Parra et Victor Jara, de celles du mouvement de la Nueva Cancion aussi bien que d'autres de compositeurs latino américains. Une partie de la musique, ainsi qu'une ou deux chansons, ont été spécialement écrites par les musiciens de la production.

La production a besoin d'un percussionniste, de deux guitaristes capables déjouer quatro et charrango, et un musicien jouant la flûte de pan, de la quena et d'autres instruments chiliens et de PAltiplano.

Le décor (leplateau)

Le décor doit être fixe. Dans la production originale, il y avait un niveau supérieur et deux balcons élevés de chaque côté de la scène. Il y a en plus trois petits espaces de jeux avançant dans îe public, deux sur les côtés, le troisième comme une petite île se trouvant parmi les premiers rangs de spectateurs.

Les changements de lieux sont toujours indiqués par la lumière (particulièrement dans les mouvements de lieux cités au-dessus) ou par des très petites altérations, et/ou des accessoires, et/ou des meubles.

Il n'y a pas de changements de décors. Tout est fait pour donner un flux ininterrompu de l'action sans être arrêté par des changements de scènes.

LA MAISON AUX ESPRITS est une spectacle épique en deux parties
La durée du chaque partie du spectacle est de 3h et demi, incluant un entracte.
Soit une durée totale de 7h.

Il est fortement recommandé que cette pièce soit le plus possible jourée en intégrale (dans ce cas là il faut aussi compter une « pause repas » d'IhSO, donc la durée totale de la journée sera 8h30)

La production sera composée de 18 acteurs/musiciens. Cela me semble le minimum possible.

4 mois de répétitions.

Musique de Victor Jara et Vîoleta Parra

La plupart des acteurs ont à jouer plusieurs personnages principaux, plus un grand nombre de petits personnages et des scènes de foule.

le doublement des rôles principaux sera le suivant :

Clara

Esteban

Ferula/ Transito Soto

Alba/ Pancha Garcia

Blanca/ Dona Ester

Père Restrepo/ Vieux Pedro Garcia/ Président

Severo/ Nicolas

Nivea/ Amanda

Oncle Marcos/ Jaime

Docteur Cuevas/ Père José/ Esteban Garcia

Le comte/ Miguel

Pedro Tercero

Nounou

Rosa/ Ana Diaz

Michael Batz - Parcours Artistique

Michael Batz

Après des études universitaires à Cologne et à Birmingham, ainsi qu'à la Royal Academy of Dramatic Art, Michael Batz a commencé sa carrière de metteur en scène au Old Vic de Bristol, avant de s'installer à Londres. C'est là qu'il fonde sa compagnie Yorick Internationalist Theatre, la seule troupe de théâtre internationale de Grande-Bretagne, formée d'artistes du monde entier, exilés ou réfugiés pour nombre d'entre eux. Avec Yorick, il a monté de nombreux spectacles provocateurs et stimulants, dont de nombreuses créations d'auteurs inédits en Grande-Bretagne.

Il a travaillé en contact étroit avec des auteurs comme George Tabori, Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Gabriel Garcia Marquez, Isabel Allende et Dario Fo, mettant en scène de nombreuses créations de leurs œuvres, étant souvent le premier à apporter ces pièces sur la scène britannique. Tous ces auteurs sont devenus des amis proches, et certains comptent parmi les parrains de La Compagnie Yorick. Un des premiers grand succès de Michael Batz a été sa production au Festival d'Édimbourg (où elle fut récompensée) de la dernière pièce de Federico Garcia Lorca, Comedia Sin Titulo, cinquante ans après l'assassinat de l'auteur. Par la suite, il a remporté d'autres succès dans ce festival avec ses productions des pièces de George Tabori, dont Mein Kampf-Farce. Michael Batz a également travaillé à Moscou et Haifa.

À ce jour, la plus importante création de Michael Batz a été la première mondiale de la version scénique de La Maison aux esprits, le grand roman d'Isabel Allende sur le Chili, qu'il a adapté avec l'auteur et qui a abouti à une extraordinaire production épique en deux parties, racontant, avec émotion, cette histoire importante.

Michael Batz et Isabel Allende

Michael Batz et Isabel Allende durant les répétitions de LA MAISON AUX ESPRITS

Michael Batz a installé sa compagnie en France depuis 2001, où il réalise désormais ses créations. Il a dirigé des ateliers professionnels dans plusieurs centres dramatiques nationaux, dont un stage AFDAS au Théâtre Gérard Philipe de St Denis. Il a été conseiller artistique de Christian Schiaretti sur sa production de Mère Courage et d' Adel Hakim sur la Commedia dell'Arte pour Les Jumeaux vénitiens de Goldoni au Théâtre d'Ivry.

Au printemps 2003, il fait sa première création en France, La Femme Fantôme de Kay Adshead, à l'apostrophe - Scène Nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise et au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis – CDN. Ce spectacle a été repris au Théâtre Gérard Philipe pour un mois après avoir été jouée à la fête de l'Humanité. La pièce a été ensuite jouée au Théâtre Vidy-Lausanne en Suisse pour un mois fin 2003 et au Festival Européen de Stuttgart en Allemagne. Plus d'une centaine de représentations : TN de Toulouse, CDN de Limoges, scène nationales de Guadeloupe, Bar-le Duc et Cergy-Pontoise… tournée CCAS… 3 représentations spéciales seront jouées pour le quartier de la goutte d'or au Lavoir Moderne Parisien en novembre 2007.

Michael Batz et George TaboriGeorge Tabori avec Michael Batz et Bertold Brecht

Il a créé également à l'occasion du trentième anniversaire du coup d'état contre Salvador Allende le spectacle Chanson pour le Chili, collage de textes de Pablo Neruda et Victor Jara, au Théâtre de L'Épée de Bois à la Cartoucherie le 11 septembre 2003 et à L'apostrophe scène nationale de Cergy Pontoise et du val d'Oise en 2004. (Le spectacle a ensuite tourné : Festival d'Avignon, Nîmes, Forum Culturel Blanc-Mesnil…)

Il a mis en scène Fragments d'Humanités, écrit par 10 auteurs, Aurélie Filippetti, Nathalie Fillion, Carole Frechette, Mohamed Kacimi, Susana Lastreto, Fabrice Melquiot, Eddy Pallaro, José Pliya, Jean-Pierre Simeon, et Elsa Solal, - une commande créée à l'occasion des 100 ans du journal L'Humanité, à la Fête de l'Humanité en 2004 et au Forum Culturel du Blanc-Mesnil, Théâtre d'Auxerre, à la scène nationale d'Albi et pour deux semaines au Théâtre International de Langue Française à Paris.

En mars 2005, il met en scène Une Ardente Patience d'Antonio Skarmeta, adapté de sa pièce et de son roman par M. Batz, à la scène nationale de Cergy-Pontoise pour un série de représentations. Reprise la saison suivante à L'apostrophe pour une deuxième série.

Michael Batz et Dario FoDario Fo et Michael Batz en répetition
de Fabulazzo Osceno

Michael a mis en scène la création belge de La femme fantôme au Théâtre de Poche à Bruxelles en novembre 2005, jouée un mois et reprise pour un autre mois en janvier 2007. Cette version continue de tourner en Belgique. Prix du théâtre belge 2006.

Il crée Red Devils (Les Diables Rouges) de Debbie Horsfield au Théâtre des Carmes (festival d'Avignon 2006) et à Alizay (Normandie). Puis le spectacle a été joué au Théâtre 95 à Cergy, à Saint-Denis, Sevran, Pierrefitte. La tournée se poursuit et le spectacle a été présenté au Grand Parquet à Paris, du 11 au 23 décembre 2007, au théâtre municipal de Roanne (Loire) en janvier 2008 et au Lavoir Moderne Parisien en juin 2008.

En novembre 2006, il met en scène Comédie sans titre de Federico Garcia Lorca à l' Académie de cirque Fratellini. Le spectacle a été repris au Théâtre 95, au théâtre de Sevran, et pour 2 semaines au théâtre de Pierrefitte pendant la saison 2007/2008. Parallèlement, il a créé un spectacle cabaret No Pasaran-L'Espagne au Cœur, qui a été joué à Saint-Denis, Aubervilliers et à la fête de l'Humanité.

À la fin de la saison 2007/2008, il a créé une nouvelle pièce de l'auteur de La Femme fantôme, avec les lycéens de Saint-Denis, Lady Cool, Lady Thune, Lady Love et Lady Vine, pièce spécialement écrite pour les jeunes.

Michael Batz est le directeur artistique du Festival Salvador Allende qui s'est déroulé, à Paris et en Ile de France, du 11 septembre au 11 décembre 2008, en célébration du centenaire de la naissance de Salvador Allende. Le festival comprend des expositions, débats et colloques, une journée de cinéma-documentaire, et des concerts de musiciens chiliens de renommé comme : Angel Parra, Inti Illimani, et Quimantu. Sa mise en scène de Chanson pour le Chili a été repris dans le cadre de ce festival et joué au Cabaret Sauvage, à l'Espace Jemmapes, au Théatre Jean Vilar de Vitry, au Dansoir de Karine Saporta, et devant 1200 spectateurs au folies Bergères.

Pour 2009, il va mettre en scène avec sa compagnie la pièce la plus récente de Kay Adshead, Bones (Les os) au Théatre 95-scéne conventionnée, à Cergy.

Expert de la Commedia dell'arte, il a travaillé en Italie presque deux ans avec Feruccio Soleri, Amleto Satori et Dario Fo.

Fort de sa connaissance du théâtre élisabéthain, il a enseigné cette matière à l'université de Londres et dans des écoles de théâtre en Angleterre. Il a aussi enseigné la théorie lacanienne du cinéma à l'université de Londres.

De 2003 à fin 2006, La Compagnie Yorick a été en résidence à L'apostrophe-scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise. De 2006 à l'été 2010, la compagnie à été en résidence avec les villes de Sevran et Saint-Denis. Depuis Octobre 2010 elle est en résidence au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine (94) pour trois ans. La compagnie est conventionné par la région Île-de-France depuis 2006.

La compagnie est parrainée par Dario Fo et jusqu'à sa mort en 2010 par George Tabori.

 

Yorick - Parcours

La Compagnie Yorick - Théâtre

Michael Batz fonde la compagnie Yorick Internationalist Theatre en Grande-Bretagne, la seule troupe de théâtre internationale, formée d'artistes du monde entier, exilés ou réfugiés pour nombre d'entre eux.

Il a travaillé en contact étroit avec des auteurs comme George Tabori, Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Gabriel Garcia Marquez, Isabel Allende et Dario Fo, mettant en scène de nombreuses créations de leurs œuvres, étant souvent le premier à apporter ces pièces sur la scène britannique.

Un des premiers grand succès de Michael Batz a été la production au Festival d'Édimbourg (où elle fut récompensée) de la dernière pièce de Federico Garcia Lorca, Comedia Sin Titulo, cinquante ans après l'assassinat de l'auteur. Par la suite, il a remporté d'autres succès dans ce festival avec ses productions des pièces de George Tabori, dont Mein Kampf-Farce.

À ce jour, la plus importante création de Michael Batz a été la première mondiale de la version scénique anglaise de La Maison aux Esprits, le grand roman d'Isabel Allende sur le Chili, qu'il a adapté avec l'auteur et qui a abouti à une extraordinaire production épique en deux parties, racontant, avec émotion, cette histoire importante.

Michael Batz a installé sa compagnie en France en 2001.

Au printemps 2003, la compagnie fait sa première création en France, La Femme Fantôme de Kay Adshead, à L'apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise et au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis – CDN. Une représentation spéciale a été donnée dans le cadre du Forum Social Européen au TGP, commandé par le conseil général de Seine Saint-Denis. La pièce a été ensuite jouée au Théâtre Vidy-Lausanne en Suisse et au Festival Européen de Stuttgart en Allemagne. Au Lycée Paul Éluard à Saint-Denis le 15 mai 2004 à la demande des élèves; ainsi que dans les centres de vacances CCAS à l'été 2004 ; également à L'artchipel-scène nationale de Guadeloupe; Théâtre de L'Union -CDN; Théâtre municipal d'Alizay; la scène nationale de Bar-Le-Duc; Théâtre Nationale de Toulouse-Théâtre de la Cité, totalisant plus de 100 représentations.

Toutes les représentations de La Femme fantôme, comme en a l'habitude la compagnie ont été accompagnées par des actions culturelles et des interventions scolaires.

La compagnie a dirigé un stage AFDAS de cinq semaines au TGP sur le thème Réalisme fantastique sur scène- L'écriture latino-américaine.

La compagnie a créé également le spectacle Chanson pour le Chili, collage de textes de Pablo Neruda et Victor Jara, à l'occasion du trentième anniversaire du coup d'état contre Salvador Allende, au Théâtre de L'Épée de Bois à la Cartoucherie en 2003 et à L'apostrophe scène nationale de Cergy Pontoise et du val d'Oise en 2004. Le spectacle a été joué dans le cadre d'une carte blanche sur le thème du Chili donné à la compagnie au festival Contre-Courant de la CCAS à Avignon et à la Maison du Off en 2004, à l'invitation du directeur du Festival Public Off.

Entre 2003 et 2005, La Compagnie Yorick a été en résidence à L'apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise. Dans ce cadre elle a fait un travail important d'action culturelle en direction des amateurs, des professeurs, des élèves et des résidents du Val d'Oise.

Parallèlement, la compagnie a commencé à diriger des ateliers en Seine-Saint-Denis. Elle y a poursuivi en partenariat avec l'association Droit Justice et Liberté, la ville de Saint-Denis et le conseil général de Seine Saint-Denis un projet avec les habitants de la ville de Saint-Denis qui a débuté par un spectacle créé au Forum Social Européen en octobre 2004 et qui a abouti à un deuxième spectacle en 2006.

A la rentrée 2004, la compagnie a répondu à une commande à l'occasion des 100 ans du journal L'Humanité en créant Fragments d'Humanités, collage de dix textes d' Aurélie Filippetti, Nathalie Fillion, Carole Frechette, Mohamed Kacimi, Susana Lastreto, Fabrice Melquiot, Eddy Pallaro, José Pliya, Jean-Pierre Siméon, Elsa Solal à présenter à la Fête de l'Humanité et au Forum Culturel du Blanc-Mesnil, au théâtre d'Auxerre, au Théâtre International de Langue Française et à L'Athanor à Albi…

La mise en scène de La Femme fantôme a été jouée pour un mois au Théâtre de Poche à Bruxelles en novembre 2005.

Entre 2006 et 2010, la compagnie était en résidence avec les villes de Saint-Denis et de Sevran (93).

En 2006, à l'occasion de la coupe du monde de football, la compagnie a créé Red Devils de Debbie Horsfield, au théâtre des Carmes à Avignon. Puis le spectacle a été joué au Théâtre 95 à Cergy, à Saint-Denis, Sevran, Pierrefitte, à Alizay (Normandie). Le spectacle a été présenté au Grand Parquet à Paris en 2007, en 2008 au théâtre municipal de Roanne (Loire), au Théâtre de Gauchy et au Lavoir Moderne Parisien.

À l'occasion du 70ème anniversaire de l'éclatement de la guerre d'Espagne, la compagnie a monté Comédie sans titre de Federico Garcia Lorca à l'Académie de Cirque Fratellini à Saint Denis.

Le spectacle a été repris au Théâtre 95, au théâtre de Sevran, et pour 2 semaines au théâtre de Pierrefitte pendant la saison 2007/2008.

Parallèlement, elle a créé un spectacle cabaret No Pasaran-L'Espagne au Cœur, qui a été joué à Saint-Denis, Aubervilliers et à la fête de l'Humanité.

À la fin de la saison 2007/2008, la compagnie a travaillé sur une nouvelle pièce de l'auteur de La Femme fantôme, avec les lycéens de Saint-Denis, Lady Cool, Lady Thune, Lady Love et Lady Vine, pièce spécialement écrite pour les jeunes. L'année suivante, nous avons créé avec le même groupe de jeune une pièce traitant du colonialisme, intitulée Libération ?! , collage de textes d'Aimé Cessaire, Carole Fréchette, Jean-Pierre Siméon…

La compagnie Yorick a organisé la programmation du Festival Salvador Allende qui s'est déroulé à Paris et en Ile de France, du 11 septembre au 11 décembre 2008, en célébration du centenaire de la naissance de Salvador Allende. Ce festival, parrainé par Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon, comprenait des expositions, des débats, des colloques, une journée de cinéma-documentaire, et des concerts de musiciens chiliens de renommés comme Angel Parra, Inti Illimani, et Quimantu.

La mise en scène de Chanson pour le Chili a été reprise dans le cadre de ce festival et jouée au Cabaret Sauvage, à l'Espace Jemmapes, au Théâtre Jean Vilar de Vitry, au Dansoir de Karine Saporta, et devant 1200 spectateurs aux Folies Bergères.

En 2009, la compagnie Yorick a produit la pièce la plus récente de Kay Adshead, Bones (Les os) au Théâtre 95- scène conventionnée, à Cergy. Bones a été également présentée à Sarcelles et à Goussainville dans le cadre du festival Théâtral du Val d'Oise, ainsi qu'au Théâtre le Figuier Blanc d'Argenteuil, au Théâtre d'Herblay et trois années consécutives au Théâtre de Sevran. La pièce a été présentée récemment à Frepillon (95) et à Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine (94).

En 2010, la compagnie a entamé une nouvelle résidence en compagnonnage avec Le Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine qui coure sur trois ans et quatre saisons. A l'ouverture de la saison, elle a présenté Bones et la Femme Fantôme.

Dans le cadre de sa résidence vitriote, la compagnie a décidé de profiter de la durée pour réaliser des interventions culturelles longues dans les différents espaces sociaux du territoire.

En 2011, la création Working Girls en est le pendant artistique, un spectacle hors les murs composés de 4 monologues de 25 minutes chacun et dissociables; des commandes à 4 auteurs : Rayhana, Isabel Allende, Kay Adshead, Juan Radrigan, présentés dans le cadre de la journée de la femme au SMJ, à la Médiathèque Nelson Mandela, au Cinéma 3 Robespierre et au Lycée Chérioux. Les monologues ont aussi été présentés à Saint-Denis et à Paris.

En 2012, la re-création de la Cie est la pièce d'Antonio Skarmeta Une Ardente Patience.

Mais également, suite à une Masterclass réalisée à l'Artchipel scène nationale de la Guadeloupe, elle créera la Cage pièce d'Ava-gail Gardiner auteur Jamaïquaine, en coproduction avec l'Artchipel scène nationale de la Guadeloupe, ETC Caraïbe et sera en tournée dans les Caraïbes durant un mois à l'automne.

La compagnie est parrainée par Dario Fo et jusqu'à sa disparition en 2009, par George Tabori.

 


Budget provisoire de montage : 475 000€

Un budget détaillé peut être fourni sur demande.

Prix de Vente (provisoire) : 12 000 pour l'intégrale , soit 2 représentations


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Yorick - Théâtre
La Maison Aux Esprits - Pièce de Théâtre