La Maison aux Esprits

d'Isabel Allende

Michael Batz Michael Batz

NOTES D'INTENTIONS, D'ADAPTATION ET DE MISE EN SCÈNE

L'adaptation de « La maison aux esprits » a été conçue au tout début avec la production, en ayant toujours la scène en tête, et ce travail a continué pendant les répétitions et les représentations. Ce ne sera jamais un texte figé, mais une création passionnée s'appuyant sur une respiration vivante, incapable d'exister sans tout le concept qui la soutient, sans la scène, la musique, les lumières et toutes les expressions visuelles et physiques.

Quand on lit l'adaptation, on doit avoir conscience que c'est impossible que seul le texte capture tout convenablement. Les directions scéniques dans la pièce donnent une image incomplète, plutôt sèche et squelettique. Elles ne peuvent pas donner la coordination de l'image et musique et jeu et lumières qui est essentielle au succès du projet. En retournant au texte après les premières représentations, j'ai été très conscient de ces insuffisances ; c'est comme retourner à un scénario après avoir fait le film.

C'est important de lire les articles de journaux sur la pièce pour avoir une idée de l'impact, de la saveur et du goût de tout le spectacle. Les critiques ainsi que ces notes vous aideront à approcher la lecture de ce texte. Enfin, pour que vous puissiez réaliser ce qu'était et ce que sera La Maison aux esprits sur scène, il faut laisser votre imagination aller.

La pièce de La maison aux esprits comme le roman parle de mémoire, de la nécessité de se souvenir. Comme Isabel le dit : « C'est un livre qui parle de préserver la mémoire, pas seulement celle de la famille Trueba, mais aussi celle de tout le pays. » Ainsi : la mémoire des personnages et du peuple du Chili. La conscience de comment le passé façonne le présent. Et il y a tant de mémoires et de souvenirs.

Surtout, c'est une histoire faite de pleins de petites histoires (et de la grande Histoire) et raconter des histoires est l'attraction, la puissance et le charme de la version scénique. Il donne à la pièce et au roman son caractère fort.

L'adaptation se doit donc de préserver cet art de conter. Mais cet élément narratif n'est pas seulement important, il aide beaucoup : étant donné la gamme du livre (plus de 3 générations et de 70 ans d'histoire), il aide à « carry us hère and there, jumping o'er times » (« nous transporter ici et là, sautant à travers les âges »), comme le chœur de Shakespeare le fait dans Henry V. D'où l'utilisation, dans notre adaptation, de l'élément narratif et des narrateurs.

'Narrateurs' et 'Esprits'

II y a deux sortes de 'narrateurs'.

Tout d'abord, il y aies deux premiers narrateurs du livre : Alba et Esteban. Nous avons décidé de les garder tous les deux. La mémoire d'Alba ouvre et ferme la pièce et elle est le principal intermédiaire entre l'histoire et le public. Plus tard, à des moments particuliers, Esteban fournit son point de vue (différent) sous forme de soliloque (comme avec toute les mémoires, elles se superposent parfois mais ne sont jamais d'accord.)

Les monologues d'Esteban sont aussi des finesses psychologiques de son caractère et demandent une virtuosité de jeu à l'acteur concerné.

Alba est la principale 'narratrice' : toute la pièce se déroule dans son esprit, sa mémoire quand elle est enfermée dans la cage par ses tortionnaires et proche de la mort. La pièce est son histoire, mais celle-ci inclut les histoires de tant d'autres.

Ce qui introduit le deuxième élément narratif : toutes les autres mémoires et histoires (la voix du peuple et les voix des autres personnages). Alba et Esteban regardent du présent vers le passé ; tous les autres personnages viennent du passé et affectent le présent et le futur. Ainsi nous avons décidé de donner cet « art de conter » aux personnages qui sont déjà morts dans l'histoire, créant le sentiment que leurs « fantômes » sont encore très présents, affectant les vivants même si ceux-ci ne les remarquent pas.

Ce sont les « esprits » de La maison aux esprits. Ils ressemblent toujours à ce qu'ils étaient quand ils étaient vivants, portant les mêmes costumes, et à la toute fin de la pièce, ils sont tous ensemble sur la scène, habillés avec des vêtements des différentes périodes de l'histoire, lis nous racontent l'histoire de la pièce, avec toute l'ironie dramatique possible et la « voix de l'auteur ».

Aussi souvent que possible, la production fera le point en choisissant quel est P esprit/narrateur le mieux pour tel ou tel moment. Et il y a des moments où le passé et le présent semblent presque imbriqués, mais seule Clara est consciente de cela.

Dans le texte, ces passages de narration par des différents 'fantômes' sont toujours annoncés par NARRATEUR, suivi par l'indication de quel esprit dit ces lignes. Quelquefois plusieurs noms sont mentionnés (comme Narrateur (Rosa, Marcos, Ferula) par exemple). Cela signifie que le texte qui suit sera divisé entre ceux mentionnés, même si le script ne spécifie pas précisément comment. (Le principal étant que le texte coule le plus doucement.)

C'est important de noter qu'il n'y a jamais de narration statique ; elle arrive toujours au cours d'une action, rendant toujours aisé et n'interrompant jamais le flux. La narration se superpose ou commente quelque chose de visuel, un événement physique sur scène et elle est presque toujours superposée avec de la musique.

Le flux de l'action

Par l'écriture et la mise en scène, nous visons délibérément une fluidité cinématique, plus que d'obéir aux règles conventionnelles du théâtre (nous casserons la plupart de celles que nous trouverons). Ainsi, à la place d'un développement lent et progressif d'une « pièce bien faite », nous aurons une succession de scènes filmiques faites de moments et d'images, parfois superposées avec des images et des actions simultanées, parfois se coupant brutalement l'une l'autre.

Ce sera réalisé avec l'aide de la musique, de la lumière, de la présence de l'acteur et la scène sur laquelle se trouveront plusieurs décors. Ce doit être l'impulsion constante du spectacle, ainsi le passage d'un lieu d'action à l'autre ne dure qu'un instant.

Musique

La musique est de première importance dans la pièce. C'était un des aspects les plus excitants de la production originale.

La musique de La maison aux esprits met en évidence la narration et les dialogues. Dans ce sens, elle est très proche de la musique de film.

Elle permet les transitions d'humeur, de Heu et de temps.

J'ai évidemment choisi la musique latino américaine, plus précisément la musique chilienne. Avec une préférence pour les instruments singuliers du Chili.

Plus que tout la musique est en live, jouée par quatre musiciens. Elle est composée des magnifiques chansons de Violeta Parra et Victor Jara, de celles du mouvement de la Nueva Cancion aussi bien que d'autres de compositeurs latino américains. Une partie de la musique, ainsi qu'une ou deux chansons, ont été spécialement écrites par les musiciens de la production.

La production a besoin d'un percussionniste, de deux guitaristes capables déjouer quatro et charrango, et un musicien jouant la flûte de pan, de la quena et d'autres instruments chiliens et de PAltiplano.

Le décor (leplateau)

Le décor doit être fixe. Dans la production originale, il y avait un niveau supérieur et deux balcons élevés de chaque côté de la scène. Il y a en plus trois petits espaces de jeux avançant dans îe public, deux sur les côtés, le troisième comme une petite île se trouvant parmi les premiers rangs de spectateurs.

Les changements de lieux sont toujours indiqués par la lumière (particulièrement dans les mouvements de lieux cités au-dessus) ou par des très petites altérations, et/ou des accessoires, et/ou des meubles.

Il n'y a pas de changements de décors. Tout est fait pour donner un flux ininterrompu de l'action sans être arrêté par des changements de scènes.

LA MAISON AUX ESPRITS est une spectacle épique en deux parties
La durée du chaque partie du spectacle est de 3h et demi, incluant un entracte.
Soit une durée totale de 7h.

Il est fortement recommandé que cette pièce soit le plus possible jourée en intégrale (dans ce cas là il faut aussi compter une « pause repas » d'IhSO, donc la durée totale de la journée sera 8h30)

La production sera composée de 18 acteurs/musiciens. Cela me semble le minimum possible.

4 mois de répétitions.

Musique de Victor Jara et Vîoleta Parra

La plupart des acteurs ont à jouer plusieurs personnages principaux, plus un grand nombre de petits personnages et des scènes de foule.

le doublement des rôles principaux sera le suivant :

Clara

Esteban

Ferula/ Transito Soto

Alba/ Pancha Garcia

Blanca/ Dona Ester

Père Restrepo/ Vieux Pedro Garcia/ Président

Severo/ Nicolas

Nivea/ Amanda

Oncle Marcos/ Jaime

Docteur Cuevas/ Père José/ Esteban Garcia

Le comte/ Miguel

Pedro Tercero

Nounou

Rosa/ Ana Diaz

Michael Batz - Parcours Artistique

Michael Batz

Après des études universitaires à Cologne et à Birmingham, ainsi qu'à la Royal Academy of Dramatic Art, Michael Batz a commencé sa carrière de metteur en scène au Old Vic de Bristol, avant de s'installer à Londres. C'est là qu'il fonde sa compagnie Yorick Internationalist Theatre, la seule troupe de théâtre internationale de Grande-Bretagne, formée d'artistes du monde entier, exilés ou réfugiés pour nombre d'entre eux. Avec Yorick, il a monté de nombreux spectacles provocateurs et stimulants, dont de nombreuses créations d'auteurs inédits en Grande-Bretagne.

Il a travaillé en contact étroit avec des auteurs comme George Tabori, Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Gabriel Garcia Marquez, Isabel Allende et Dario Fo, mettant en scène de nombreuses créations de leurs œuvres, étant souvent le premier à apporter ces pièces sur la scène britannique. Tous ces auteurs sont devenus des amis proches, et certains comptent parmi les parrains de La Compagnie Yorick. Un des premiers grand succès de Michael Batz a été sa production au Festival d'Édimbourg de la dernière pièce de Federico Garcia Lorca, Comedia Sin Titulo, cinquante ans après l'assassinat de l'auteur (Prix du Festival). Par la suite, il a remporté d'autres succès dans ce festival avec ses productions des pièces de George Tabori, dont Mein Kampf-Farce. Michael Batz a également travaillé à Moscou et Haifa.

En 1998, Michael Batz et Isabel Allende adaptent en langue anglaise La Maison aux esprits. C'est, à ce jour, la plus importante création de Michael Batz, à Londres. Cette version scénique a constitué une remarquable production épique en deux parties, racontant, avec émotion, cette passionnante histoire.

Michael Batz et Isabel Allende

Michael Batz et Isabel Allende durant les répétitions de LA MAISON AUX ESPRITS

En 2002, Michael Batz commence de réaliser ses créations en France, avec sa compagnie. Il a dirigé des ateliers professionnels dans plusieurs centres dramatiques nationaux, dont un stage AFDAS au Théâtre Gérard Philipe de St Denis. Il a été conseiller artistique de Christian Schiaretti dans sa production de Mère Courage et d'Adel Hakim sur la Commedia dell'Arte pour Les Jumeaux Vénitiens de Goldoni au Théâtre d'Ivry.

Au printemps 2003, il réalise sa première création en France, La Femme Fantôme de Kay Adshead, à L'apostrophe-Scène nationale et au Théâtre Gérard Philipe-CDN de Saint-Denis. Ce spectacle a été repris au TGP pour un mois après avoir été présenté à la Fête de l'Humanité; elle a ensuite été jouée au Théâtre Vidy-Lausanne pendant un mois fin 2003 et au Festival Européen de Stuttgart en Allemagne. Cette pièce a fait l'objet de plus d'une centaine de représentations: Théâtre National de Toulouse, Théâtre de l'Union-CDN de Limoges, Scènes nationales de Guadeloupe, de Bar-le Duc, de Cergy-Pontoise…, tournée CCAS…, représentations spéciales jouées pour le quartier de la Goutte d'Or au Lavoir Moderne Parisien…, reprise au Théâtre Jean Vilar et a la Gare au Théâtre de Vitry.

Michael Batz et George TaboriGeorge Tabori avec Michael Batz et Bertold Brecht

À l'occasion du trentième anniversaire du coup d'État contre Salvador Allende, il crée Chanson pour le Chili, un collage de textes de Pablo Neruda et VictorJara au Théâtre de L'Épée de Bois à la Cartoucherie, le 11 septembre 2003, et à L'apostrophe-Scène nationale de Cergy Pontoise en 2004. Le spectacle tournera ensuite au Festival d'Avignon, au Théâtre de Nîmes, au Forum Culturel du Blanc-Mesnil…

Il a mis en scène Fragments d'Humanités, écrit par 10 auteurs (Aurélie Filippetti, Nathalie Fillion, Carole Frechette, Mohamed Kacimi, Susana Lastreto, Fabrice Melquiot, Eddy Pallaro, José Pliya, Jean-Pierre Simeon et Elsa Solal), une commande à l'occasion des 100 ans du journal L'Humanité, qui sera créée à la Fête de l'Humanité en 2004 et au Forum Culturel du Blanc-Mesnil, au Théâtre d'Auxerre, à la Scène nationale d'Albi et pendant deux semaines au Théâtre International de Langue Française à Paris, le futur Tarmac.

En mars 2005, Michael Batz adapte et met en scène Ardente Patience d'Antonio Skàrmeta, pour la Scène nationale de Cergy-Pontoise pour une première série de représentations, reprise la saison suivante pour une seconde série. Puis il dirige, en novembre 2005, la création en Belgique de La Femme Fantôme au Théâtre de Poche de Bruxelles, jouée pendant un mois et reprise pour un autre mois en janvier 2007. Cette version a beaucoup tournè en Belgique et a reçu le Prix du théâtre belge 2006.

Il crée Red Devils (Les Diables Rouges) de Debbie Horsfield au Théâtre des Carmes (Festival d'Avignon 2006) Le spectacle a été joué en tournée auThéâtre 95 de Cergy, à Saint-Denis, Sevran, Pierrefitte…, à Alizay (Normandie) ; au Grand Parquet à Paris, du 11 au 23 décembre 2007, au Théâtre municipal de Roanne (Loire), à Gauchy, et au Lavoir Moderne Parisien en juin 2008.

En novembre 2006, il met en scène Comédie sans titre de Federico Garcia Lorca à l'Académie Fratellini, à Saint-Denis. Le spectacle est repris au Théâtre 95 de Cergy, au Théâtre de Sevran, et pour deux semaines au Théâtre de Pierrefitte pendant la saison 2007-2008. Parallèlement, il a créé un spectacle cabaret No Pasarân-L'Espagne au Cœur, qui a été joué à Saint-Denis, Aubervilliers et à la Fête de l'Humanité.

Michael Batz et Dario FoDario Fo et Michael Batz en répetition
de Fabulazzo Osceno

À la fin de la saison 2007-2008, il crée une nouvelle pièce de Kay Adshead l'auteur de La Femme Fantôme, pièce spécialement écrite pour les jeunes adolescents, avec les lycéens de Saint-Denis.

Michael Batz a été le directeur artistique du Festival Salvador Allende qui s'est déroulé, à Paris et en Île de France, du 11 septembre au 11 décembre 2008, pour la célébration du centenaire de la naissance de Salvador Allende. Le festival, parrainé par Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë, comprenait des expositions, débats, colloques, cinéma; et des concerts de musiciens chiliens renommés comme Angel Parra, Inti lIIimani, Quimantu… Sa mise en scène de Chanson pour le Chili a été reprise dans le cadre de ce festival et joué au Cabaret Sauvage, à l'Espace Jemmapes, au Théâtre Jean Vilar de Vitry, au Dansoir de Karine Saporta a la BNF, et devant 1 200 spectateurs aux Folies Bergère.

En 2009, il met en scène avec sa compagnie la pièce récente de Kay Adshead, Bones (Les Os) au Théâtre 95 - Scène conventionnée. Ensuite le spectacle a tourné partout en région parisienne. Il a été sélectionné pour le Festival Theatrale de Val d’Oise, et avec La Femme Fantôme, pour le début de la résidence de Yorick au Théâtre Jean Vilar de Vitry, et l'ouverture de la saison 2010-2011.

Au printemps 2011 Michael crée Working Girls (Voix des Femmes 1) hors les murs a Vitry, et ailleurs : trois textes de Kay Adshead, Juan Radrigan et Isabel Allende. En février 2013 ensuit la création de La Cage, pièce de la jeune écrivaine jamaïcaine Ava-Gail Gardiner, en Haïti (Jacmel et Port-au-Prince) et à l'Atrium – scène nationale de la Martinique, suivi d'une tournée aux Caraïbes (Scène nationale de la Guadeloupe…) & au Théâtre 95 Cergy, Auvers-sur-Oise, Fontenay-sous-Bois…

En 2012 et 2013, il recrée Ardente Patience d'Antonio Skarmeta, a Vitry et pour un mois a Paris, a la Cartoucherie, Théâtre de l'Epée de Bois, ou il a reçu l'attention favorable de la presse et des tutelles. Le spectacle sera repris bientôt. Après il a monté sa création d’AMABEL - une œuvre d'art de Terry Johnson, qui a vu sa première au Château d'Auvers-sur-Oise et au Théâtre 95. Sa toute dernière création est 28 Avril 1937, Guernica… de Susana Lastreto, à Saint-Denis & sur invitation personnel de la Maire à l'hôtel de Ville de Paris.

Bientot on peut voir FALSTAFF (Henry IV de Shakespeare, 1er et 2éme partie, adapté pour une seule soirée de théâtre), Bag Lady de Frank McGuiness; un grand projet Mexicain commençant avec un spectacle sur Frida Kahlo, suivi par la nouvelle piéce de Veronica Rodriguez, Les Filles de Juarez, et l'adaptation par Michael de Pedro Paramo de Juan Rulfo; la reprise de Red Devils en Juin 2018 pour le coupe du monde de Football ; et autres éléments ; sans oublier un regarde sur l'Inde, qui poursuit notre concerne avec la thématique desmigrations : la création française de la superbe trilogie de Jatinder Verma, Voyages vers l'Ouest; nous avons aussi commandés des textes des auteurs comme Carole Frechette, ainsi que Kay Adshead et Ava -Gail Gardiner…

Expert en Commedia dell'arte, Michael Batz a travaillé deux ans en Italie avec Feruccio Soleri, Amleto Satori et Dario Fo. Récemment il à dirigè une master-class de Commedia deIl'Arte pour deux semaines à la scène nationale de la Guadeloupe.Excellent connaisseur du théâtre élisabéthain, il l'a enseigné à l'Université de Londres et dans plusieurs écoles de théâtre en Angleterre.

Il a aussi enseigné la théorie lacanienne du cinéma à l'Université de Londres.

 


Budget provisoire de montage : 475 000€

Un budget détaillé peut être fourni sur demande.

Prix de Vente (provisoire) : 12 000 pour l'intégrale , soit 2 représentations


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La Maison Aux Esprits - Pièce de Théâtre